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Historique

Les rencontres CINE EN HERBE sont issues du partenariat entre le lycée Mme de Staël, et l’association Sauve Qui Peut Le Court Métrage (organisatrice du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, qui se tient chaque année au mois de février). Ce partenariat est né dès l’ouverture de l’option cinéma-audiovisuelle au lycée à la rentrée 1987, concrétisant dans notre région l’accord entre le Ministère de la Culture et le Ministère de l’Éducation Nationale. L’association Loi 1901 est déposée, ayant pour siège le lycée Mme de Staël.

La 1ère édition des rencontres naissait en 1988 : il s’agissait d’une réunion entre professionnels et lycéens, accompagnée de projections de courts métrages. Très vite s’imposait le fait que les lycéens désiraient montrer eux aussi leurs œuvres, petits films souvent de grande qualité, aux préoccupations très proches de celles des jeunes cinéastes signant leurs premiers films. Il n’existait alors que très peu de festivals scolaires, et les options cinéma disséminées en France se sont déplacées pour Ciné en herbe (une vingtaine de lycées sur plusieurs années ont participé).

Au fil des ans, la manifestation s’est affinée quant à son concept : les réalisateurs présents sont d’abord « jugés » par le public le 1er jour, et le 2ème jour, ce sont eux qui sont jurés des films des lycéens, tout ceci après dialogues et débats. Nous appellerons cela le « Cinémat’ogriffes » (ou : « si tu me critiques, je t’analyse ! », développant ainsi les 2 termes critique et analyse de film). Cette formule d’échange plaît, le public présent participe, les 2 journées se clôturent avec une double remise de prix dont l'Icare*.

Depuis 1988, bien sûr, de multiples manifestations vidéos et scolaires ont éclot en toutes régions, et les rencontres sont devenues un peu plus « Académiques ». Après le dixième anniversaire fêté avec éclat, (il rassemblait plus de 100 anciens élèves de l’option cinéma venant faire état de leurs divers cursus professionnels), l’habitude est prise que les anciens élèves deviennent animateurs des rencontres, créant une ambiance sympathique et dynamique.

La présence du public collégien de l’agglomération, se déplaçant accompagné par leurs enseignants, est basée elle aussi sur le principe de la transmission, et même du parrainage : ce sont les lycéens qui les accueillent.

Des professionnels aux lycéens, des lycéens aux collégiens, on pourrait imaginer une suite au niveau du post-bac (classe de mise à niveau, et invitation à participer des étudiants de BTS et d’écoles de cinéma) : le dialogue restant toujours le moment fort des Rencontres Ciné en herbe.

* Icare : Sculpture créée par Thierry Gonnin. Il s'agit d'un faisceau de 12 barres d'inox. On peut y voir un visage ou les perforations qui font avancer un film. Ses deux faces comptent au total 24 "vues" comme 24 images / seconde. Droit comme un i. I comme Icare qui s'envola du labyrinthe de la sculptrice Marta Pan qui est devenu le symbole de notre lycée. Ce barreau vigoureux est à l'image des efforts de tous ceux qui oeuvrent pour nos Rencontres. Aprés les Oscars, les Césars, long vol à l'Icare de Ciné en Herbe !