Des élèves « critiques de cinéma »

Retrouvez les critiques de nos premières spécialité cinéma-audiovisuel sur les films du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Elles ont été publiées en partie sur le journal La Montagne.

 

Photo Victoria Audrey Octavia MorganeD’ombres et d’ailes, premier film d’Eleonora Marinoni et d’Elice Meng de la sélection française, réalisé en 2015, est un film de fiction animée en couleur, mélangeant des techniques d’animation variées. Dans ce court métrage fantastique, deux protagonistes évoluent dans une société dystopique. Leur but : s’échapper de cet endroit où seuls les grands ont le pouvoir.
L’ambiance du film évolue au fil des techniques utilisées, nous emportant de l’angoisse à la sensation de liberté. De plus, la musique sait parfaitement accompagner le spectateur dans ces divers sentiments.
Ce chef d’œuvre, très émouvant, saura émerveiller petits et grands, autant par l’image que par l’histoire.  /  Victoria Delinac, Morgane Guibillon, Octavia Gossoin, Audrey Channet

 

Photo Suzanne Léa Renan MaevaFais le mort est un court métrage de William Laboury de 9 minutes qui dénonce la méchanceté et le harcelement. Tom, un jeune homme de 16 ans, est persécuté par Evan, qui se sert de lui pour tester ses armes artisanales et poster ses vidéo sur youtube. Un court métrage efficace qui montre que l’on récolte ce que l’on sème . Un suspens toujours présent grâce aux cadrages serrés, qui nous plonge dans la crainte du personnage. Nous avons aimé sa fin optimiste qui lie haine et compassion, et qui nous prouve que le bien triomphe toujours sur le mal. /  Suzanne Belicard, Maéva Bouron, Léa Frenandes, Renan Thorner

 

Photo Manon AméliePapé, court-métrage réalisé en 2015 par Nicolas Polixene est une fiction dramatique de 18 minutes. Tourné en Guadeloupe, les dialogues en créole nous plongent dans le milieu de vie de Papé, un vieil homme appelé Hilaire issu d’une famille de pêcheur attachée aux traditions.
Emprisonné par les souvenirs de sa femme décédée, Papé s’enferme dans la solitude et le passé.
Nicolas Polixene nous propose une réflexion sur le sens de la vie, sur l’attachement à la terre et à l’autre dans un registre très poétique.
Un court-métrage émouvant du début jusqu’à la fin. /  Manon Ribeiro et Amélie Crochet

 

Photo Ewene Anais Marine ClémenceEn 4 minutes, Loïc Espuche mêle rire, surprise et tendresse, dans sa fiction animée Tombés du nid sortie en 2015. Il donne vie à deux jeunes des cités, Dimitri et Fabio, partis à la chicha pour séduire Linda. Mais c’était sans compter sur leur rencontre surprenante avec une canne et ses canetons. Leur arrivée fait fuir la canne. Dimitri et Fabio vont tout faire pour réunir la mère et ses petits.
Un contraste surprenant entre leur vocabulaire familier, leurs comportements de petites frappes et leur tendresse pour les canetons. Une histoire dessinée en quelques coups de crayon, et rythmée par un doublage efficace. Accessible à tous grâce à un scénario simple et bien réalisé, ce film nous montre qu’il ne faut pas juger quelqu’un sur son apparence. Un film qui donne le sourire tout en mettant à bats des préjugés. /  Ewene Leroy, Clémence Debien, Marine Guillomet, Anaïs Moyemont.

 

Photo Angele et MathildeRémi Mazet, déjà riche d’une filmographie importante, nous propose un nouveau court-métrage. Punk à chien, réalisé en 2015, est une fiction française de trente-quatre minutes.
Un jeune homme de dix-huit ans, Joey et sa chienne Hyonas partagent leur vie dans la rue. Leur amour réciproque s’exprime à travers tendresse et violence. Cependant, une douleur s’ajoute à leur vie lorsque Hyonas se fait mordre par un animal.
Avec de magnifiques images, des décors travaillés, un scénario original et l’excellent acteur Robin Pierlot, Rémi Mazet nous transporte à la fois dans la violence de cette existence, critiquant implicitement la société face aux SDF et dans une relation passionnelle.
Ce film extrêmement émouvant et dérangeant est très réussi.  /  Mathilde Michel-Bloom et Angèle Charton

 

Photo Emmanuelle Aminata Clarisse BlandineTranche de campagne, une animation de sept minutes est le premier film d’Hannah Letaïf.
Une famille d’animaux pique-nique à la campagne. Pour compléter le repas qui ne comporte pas de viande, le père tue une humaine et force son fils, Kévin, à la manger. C’est à ce moment là que celui-ci se rend compte de la cruauté du geste. Il va alors déraper et commettre l’irréparable.
L’inversion des rôles afin de critiquer la cruauté des humains envers les animaux est un concept intéressant. Parce que le style de l’animation est caricatural, il transmet un message percutant et installe une atmosphère perturbante.
Ce film est à la fois plaisant et porteur d’une morale : celle de la bestialité des Hommes.  /  Emmaluelle Juliard, Clarisse Gauvreau, Aminata N’Diaye, Blandine Dumont.

Catégorie : News
Vous pouvez suivre les réponses de cette page par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou faire un trackback depuis votre propre site.
Laisser un commentaire

Connect with Facebook

XHTML : Vous pouvez utiliser ces tags : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>